AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Prise sur le fait

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité


Invité




MessageSujet: Prise sur le fait   Jeu 30 Aoû - 21:54

La vie est dure. Ce n'est un secret pour personne. C'est la loi du plus fort, ou plutôt, la loi de celui qui s'adapte le mieux pour survivre. Les plus jeunes ne sont pas épargnés, bien au contraire. Ce n'est pas pour rien s'ils font partie de ceux que l'on veut protéger. Comment pourraient-ils survivre dans un monde qui les mangerait tout cru sans prévenir? Pour cela, le système avait créé des lieux où les enfants sans adultes pour les protéger pourraient bénéficier d'une protection: l'orphelinat. Mais l'ombre qui venait d'apparaître discrètement sur la place du marché faisait partie des réticents au système. Pourquoi une ombre? Pour sa discrétion. Aucune personne lambda n'aurait pu remarquer qu'elle venait d'apparaître sur le marché. Tout au plus voyait-on une capuche se balader à travers les étales. Les marchands savait plus ou moins qui elle était, et tout le monde refusait de lui adresser la parole. D'habitude, elle ne fréquentait le marché dans le seul but de gagner de l'argent pour survivre. C'était sa méthode d'adaptation. Mais depuis quelques temps, elle devait se faire plus discrète. Pourquoi? Parce qu'il n'y a pas longtemps, elle avait involontairement semé le trouble sur cette même place. Ce n'était pas comme cela qu'elle était habillée à ce moment-là, et personne ne pouvait deviner qu'elle et la petite fille qui chantait sur la place n'étaient qu'une seule et même personne.

Elle ne pouvait donc pas se montrer à découvert et devait se faire toute petite. Même si, honnêtement, qui ferait attention à une cape de un mètre trente de haut avec des pieds? Pas grand monde. Mais par précaution, il fallait qu'elle soit aussi discrète qu'une petite souris. Car aujourd'hui, elle allait devoir recourir à une méthode qu'elle n'aimait guère, mais qui était nécessaire: le chapardage. Personne n'allait pleurer la disparition d'une pomme ou deux, non?

En temps normal, elle n'aurait pas eu besoin de chaparder, elle se serait privée une journée de plus. Mais on ne peut se priver éternellement, surtout à son âge. A dix ans, ne pas manger en trois jours, c'était trop. Elle avait faim, et n'avait plus de provision. Mais surtout, il fallait attendre que tout le monde oublie le scandale d'il y a quelques jours. Elle ne pouvait pas faire simplement ses courses. Pourquoi son frère l'avait-il abandonnée quand elle avait besoin d'un adulte sur qui compter?
La question demeurait. Elle demeurait parce que la réponse hypothétique ne convenait pas à Requiem:

Parce qu'il la détestait au point d'être prêt à la supprimer.

Cette réponse faisait trop mal. Elle ne pouvait pas l'accepter. A cette pensée, elle serra les poings. Mais elle ne pouvait pas s'apitoyer sur son sort. D'ailleurs, elle n'avait pas eu besoin d'adultes pour s'occuper d'elle jusqu'ici. Elle s'occupait très bien d'elle-même. Et puis, ça ne servait à rien, elle ne voulait de personne. Alors pourquoi s'embêter? Si elle s'attachait, la personne à laquelle elle tient subirait les pires malheurs de toute façon. Alors pourquoi s'attacher? Tout est mieux comme ça. On s'adapte et c'est tout.

En passant à côté d'un étal, elle nota un cageot de pommes. A côté, des poires. De quoi manger pendant... Deux jours. Tout au plus. Mais Requiem allait devoir se contenter de ça si elle ne voulait pas qu'un requiem retentisse dans les airs pour elle...
Elle s'approcha de l'étal, et très discrètement pris une pomme pendant que le vendeur discutait avec une cliente sur la fraîcheur de ses melons, puis directement une autre, pour les cacher dans les poches de son pantalon. Elle marcha alors à travers le marché avant de revenir chercher les poires, qu'elle cacha discrètement dans les poches de sa veste. Si on la voyait? Techniquement non. Elle ne voulait pas qu'on la voit, on ne la voyait pas.
Mais elle eut soudain le sentiment qu'on l'observait. Se souvenant alors que les manches de son manteau étaient trop longues, elle pris très rapidement un dernière pomme. Elle marcha alors très vite dans le marché pour sortir.

Ce qu'elle ne savait pas, c'était que cette dernière pomme était la pomme de trop. Le marchand n'avait rien remarqué, car fort heureusement, une jeune mère prit presque tout de suite après des pommes et des poires, ce qui expliquait qu'il y en ait moins sur l'étal sans qu'on ne remarque que certaines avaient été volées. Il n'allait pas s'embêter à compter les pommes de la dame...

MAIS! Quelqu'un avait bien aperçu Requiem...
Revenir en haut Aller en bas


Vous commencez à me connaitre, nan?

Messages : 2518
Date d'inscription : 14/05/2012
Age : 17
Localisation : Lol.
Personnages préférés : Elliot et Léo
Phrase du jour : Lol.


Carte d'identité
Chain: Crocodile Tic Tac
Pouvoir: Faire vivre à ses victimes leurs morts futures ; Tic Tac est aussi anthropophage et se nourrit de mains humaines pour garder ses pouvoirs.


MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Ven 31 Aoû - 0:13

Aujourd'hui est une journée qui ne s'annonce pas être très intéressante. Enfin, c'est normal, après tout, la seule chose que j'ai prévue... Ou plutôt que j'ai improvisé est une promenade dans Réveil. Pas très recherché comme programme, je l'admet, mais il faut bien sortir de temps en temps! Malheureusement, je n'ai pas très envie de sortir, déjà que la dernière fois avait été une sortie plus mouvementée qu'elle n'aurait dû l'être (cf : "Quand l'oiseau mutilé..." encore en cours)! Dire qu'à la base, je devait juste acheter de quoi manger... Bref, de toute façon, je n'ai pas le choix, il faudra bien que je sorte un jour! Même si je redoute d'autres rencontres...

C'est donc à contre-cœur que je sort de chez moi dans l'espoir de meubler le reste de ma journée par une vulgaire promenade dans le marché Réveil. Je décide d'aller en ville à pied, il fait beau, c'est plus agréable, mais il y a une autre raison à ce choix, je n'ai pas d'autre moyen d'y aller.

Après un petit bout de marche, j'arrive enfin à destination. Il y a du monde aujourd'hui! Les rues sont grandes mais cela ne m'empêche pas de me sentir à l'étroit au milieu de tout ces gens. Je n'aime pas la foule mais je ne suis pas de mauvais humeur pour autant! Je suis même en train de fredonner une chanson tout en baladant mon regard de droite à gauche entre les différents produits mis en vente ici.

Mon regard se pose sur le stand d'un vendeur de fruits et légumes. Ses produits ont l'air délicieux! Malheureusement, il ne me reste plus beaucoup d'argent dans ma bourse et je ne sais plus où se trouve le reste. Tant que je ne l'aurais pas retrouvé, il faudra que je fasse attention à mes dépenses!

On peut dire que je suis plongée dans mes pensées mais pas que je ne regarde pas devant moi! Certains détails doivent bien m'échapper, le contraire m'étonnerait, en revanche, il y en a un qui ne m'a pas échappé et qui à même retenu mon attention : Une petite personne encapuchonnée a volé une pomme dans le stand que je contemple avec envie. La cape sur patte repart ensuite dans une des nombreuses directions qui lui permettent de s'éloigner du vendeur qui lui, n'avait rien remarqué de cette étrange personne.

Je me mets à courir vers la petite chose qui a subtilisé la pomme. Je ne compte pas la sermonner mais tout simplement lui parler, cette personne m'intrigue. Je suis à présent à côté d'elle et lui baisse sa capuche. Elle se retourne, c'est une petite fille.

Je fait un grand sourire.


-Je t'ai vu!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité




MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Ven 31 Aoû - 15:22

Requiem était attentive à ce qui se passait autour d'elle. En tout cas, d'habitude... Il fallait avouer qu'aujourd'hui, ça n'était pas la forme. C'est à dire qu'en sortant du marché, elle était presque persuadée d'être sauve, que personne ne l'avait vue voler cette pomme. Elle avait donc ralenti son rythme de marche. Mais assez vite, elle entendit comme des pas derrière elle. Quelqu'un qui la suivait? Pire... Quelqu'un l'avait prise sur le fait?

*Calme toi Requiem... Ce n'est peut-être que quelqu'un qui rentre après avoir fait son marché. Cette personne va passer à côté de toi et ne te remarquera même pas...*

Oui, elle devait se calmer par la pensée. Sinon, elle allait paniquer et se mettre à courir aussi vite que possible, ce qui était totalement contre-indiqué dans son cas, puisque cela revenait à avouer "J'ai commis un vol!" En plus, à part elle et la personne derrière elle, il n'y avait personne. Toute la population de Réveil semblait concentrée dans le marché. Mais au cas où, elle devait disparaître d'urgence de son champ de vision. Pour le principe.

Elle se mit alors à chercher du coin des yeux une échappatoire, une ruelle sombre par exemple, en baissant légèrement la tête. Mais en faisant cela, elle ne focalisait plus son attention sur les pas qui se rapprochaient d'elle et ce qui devait arriver arriva: la personne la rattrapa. Et la seule chose que Requiem aurait voulu éviter à tout prix arriva aussi. En fait, la seule chose qu'elle sentit fut sa capuche qui s'enlevait... Et le réflexe qui s'en suivit. A peine avait elle senti la capuche partir qu'elle leva les bras pour essayer de l'en empêcher... En vain. La seule chose qu'elle fit fut de se donner un coup avec la pomme qu'elle cachait dans sa manche.

Aïe!, hurla-t-elle en détournant la tête.

Avec son autre main, elle se massa la tête au point d'impact et se retourna en fermant les yeux, d'une part pour ne pas que la personne les voit et d'autre part parce qu'elle s'était quand même bien fait mal. Elle lui faisait désormais face.

-Je t'ai vu!

Là, Requiem n'avait plus le choix. Il fallait répondre de façon stratégique, elle ne pouvait pas empêcher la confrontation. Non, elle ne pouvait pas courir le plus vite possible. Sa tête lui faisait trop mal, ce qui affectait légèrement son équilibre. Mais alors que pouvait-elle répondre? Ce coup sur la tête devait être plus fort que ce qu'elle imaginait. Surtout qu'elle disait l'avoir vu. Mais elle avait vu quoi? Le vol? Le visage? Toute personne plus âgée lui aurait demandé des précisions sur ce qu'elle pensait avoir vu, et tout autre enfant se serait senti piégé et aurait avoué avoir volé cette pomme... Mais Requiem n'était pas un enfant tout à fait normal. Elle répondit donc:

Tu n'as rien vu, d'accord? En tout cas pas ici...

Elle continuait à se masser la tête, se retourna et lui fit signe de la suivre. Elle se dirigea vers une ruelle sombre et très peu fréquentée (et surtout d'où une retraite d'urgence était possible) en entrouvrant les yeux pour voir où elle allait. De temps à autre, elle arrêtait de se masser la tête pour remettre ses cheveux en place et faire en sorte qu'ils cachent mieux ses yeux. Une fois arrivée dans la ruelle, elle se mit dos au mur et s'appuya contre celui-ci.

Si tu parles du marché, il faut manger pour vivre. Sinon, tu n'as rien vu. Rien du tout.

Elle faisait en sorte que personne ne voit ses yeux. Elle ne regardait pas en l'air, les gardait entrouverts et si par malheur quelqu'un de trop curieux voulait quand même les voir, elle les fermait.
Revenir en haut Aller en bas


Vous commencez à me connaitre, nan?

Messages : 2518
Date d'inscription : 14/05/2012
Age : 17
Localisation : Lol.
Personnages préférés : Elliot et Léo
Phrase du jour : Lol.


Carte d'identité
Chain: Crocodile Tic Tac
Pouvoir: Faire vivre à ses victimes leurs morts futures ; Tic Tac est aussi anthropophage et se nourrit de mains humaines pour garder ses pouvoirs.


MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Ven 31 Aoû - 18:21

Quand j'ai relevé la capuche de la jeune fille, elle a essayé de m'en empêcher et n'a réussi qu'à se faire tomber une pomme sur la tête! Je crois qu'elle s'est fait mal, elle se frotte la tête, en même temps, c'est normal! Je me demande bien pourquoi elle a paniqué comme ça.

-Tu n'as rien vu, d'accord? En tout cas pas ici...

La froideur de sa réponse me surprend un peu, il me semble que les enfants de son âge sont plus émotifs d'habitude. Après, je ne sais pas, je ne crois pas avoir déjà parlé à des gens âgés de moins de quinze ans...

La petite m'emmène dans une rue plutôt déserte et où la lumière ne semble ne pas passer tout en faisant régulièrement des pauses pour se frotter la tête ou se recoiffer, on dirait qu'elle veut cacher ses yeux.

Nous sommes arrivés dans la ruelle en question, la jeune fille s'adosse au mur et prend enfin la parole.

-Si tu parles du marché, il faut manger pour vivre. Sinon, tu n'as rien vu. Rien du tout.

Elle est toujours aussi froide, ce n'est pas très agréable. De plus, j'ai l'impression qu'elle croie que je vais lui faire la morale parce-qu'elle a volé une pomme, je me doute bien qu'elle a fait ça par nécessité! Je voulais juste lui parler car elle m'intriguait! Elle m'intrigue toujours d'ailleurs, j'aimerais bien, par exemple, savoir pourquoi elle cache ses yeux ainsi! Ils sont très jolis!

Je me baisse à sa hauteur et lui tire les joues.


-Je ne suis pas venue te crier dessus, voyons! Je voulais juste te parler.

Je m'arrêtes de tirer ses joues.

-D'ailleurs, pourquoi caches-tu tes yeux?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité




MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Ven 31 Aoû - 21:35

On s'en fichait de pourquoi, on s'en fichait de comment, mais Requiem voulait se débarrasser de son interlocutrice. Elle espérait bien que ça n'était pas pour la sermonner qu'elle lui avait retiré sa capuche. Mais d'un autre côté, elle espérait qu'elle ne voulait que la sermonner, ce qui expédierait la conversation assez vite. Mais visiblement, elle ne voulait pas partir.

Pourquoi était-elle aussi froide? Le monde l'était envers elle, alors pourquoi ne le serait-elle pas avec le monde? Elle n'était pas une enfant comme les autres, elle n'avait pas à se comporter comme tel. Franchement, tous ces enfants dont le seul travail était de rester aussi insouciants que possible, qui n'avaient pas à se soucier de comment se nourrir, dont le seul souci était le temps qu'il faisait dehors, qui avaient des parents pour les aimer...

*Ca m'insupporte...*

Si seulement elle pouvait montrer à ces gamins ce qu'elle devait subir à cause d'eux... Ou plutôt à cause d'elle-même... Il y avait des jours où elle avait presque envie de faire du mal aux gens. La seule chose qui l'en empêchait, c'était sa raison. Mais en tant qu'enfant, sa raison n'était pas très développée, et si facile à perdre... Alors qu'est-ce qui pouvait la retenir à présent? Rien. Il fallait qu'elle s'occupe pour ne pas avoir à y penser. La chasse aux Chains était un bon moyen pour arriver à ses fins. Elle pouvait s'occuper la tête avec autre chose et en même temps avoir l'impression de faire du bien à la communauté. Mais dans les faits, à part lorsque son frère était contractant illégal, elle n'en avait jamais approché une seule... Elle se contentait d'emmagasiner des infos. Celles qu'elle entendait à gauche et à droite, mais aussi celles qu'elle recueillait elle-même, en les chassant pour les perdre, ou en enquêtant sur des lieux un peu suspects. Elle savait que c'était dangereux, mais elle n'en avait que faire. Il pouvait lui tout lui arriver, tant qu'elle ne mourrait pas maintenant. Tout ce qu'elle devait éviter était mourir. Elle se sentait coupable de ce qui était arrivé à sa famille, même si elle n'y pouvait rien, et si elle pouvait revenir dans le passé pour changer les choses, elle le ferait, mais elle ne devait pas mourir pour autant. Elle avait du mal à endosser la responsabilité de ses actes, ce qui est normal pour une pauvre petite fille de 10 ans. Ca serait peut-être plus facile à porter comme fardeau si elle essayait de se confier, mais à qui? D'ailleurs, le fait d'être rejetée, finalement, ce n'était pas si mal. Ca l'aurait inquiété si le contraire s'était produit. C'était pour elle un genre de punition, ce qui veut dire qu'elle peut espérer la rédemption un jour... Drôles de pensées pour une fillette de 10 ans, n'est-ce pas? Mais Requiem n'était pas une fillette comme les autres, elle n'a pas eu d'enfance.

Cela ne faisant pas avancer grand-chose, passons à sa réaction. Parce que son interlocutrice ne bougeait toujours pas. Enfin... Si, elle s'était mise à sa hauteur et commença à lui tirer les joues. Comme tous les enfants ayant perdu leur confiance envers les plus grands, elle prit peur et tenta de se dégager, mais à une main, c'était pas facile... Plus effrayant: Elle avait ouvert les yeux pendant une fraction de seconde à cause de la surprise.

- Je ne suis pas venue te crier dessus, voyons! Je voulais juste te parler.

Lui parler? Mais lui parler de quoi? Qu'est-ce qui pouvait bien l'intéresser à ce point, bon sang!?
En ouvrant les yeux soudainement, elle avait pu voir brièvement que son interlocutrice (et maintenant tortionnaire) avait elle aussi les yeux rouges. Mais ça n'était pas pour ça que Requiem allait lui faire confiance. Elle essayait à présent avec son bras libre de se cacher les yeux, une nouvelle fois.
Elle arrêta de lui tirer les joues.

- D'ailleurs, pourquoi caches-tu tes yeux?

Mais est-ce que ça la regardait? Requiem se plaqua contre le mur, les yeux grands ouverts. Là, elle avait un peu peur... En fait, elle était terrifiée. Elle voyait ses yeux, voulait en savoir plus, Requiem ne comprenait pas pourquoi, et du coup, elle se sentait bloquée (par autre chose que le mur derrière), plus livrée à elle-même que jamais.

Elle n'était toujours que la petite fille qu'elle était censée être. Sans défense.

Elle commença alors à sentir ses yeux se mouiller. Elle tenta quand même de répondre, sans trop réussir à maîtriser sa voix à cause de la peur:

Pour... Pourquoi tu fais ça? Pourquoi tu... veux savoir? Qu... Qu'est-ce que tu me veux à la fin?

Ca ne répondait à rien, mais l'état de Requiem ne lui permettait pas de répondre autrement. Elle n'était pas habituée, la pauvre, à autant d'intérêt...
Revenir en haut Aller en bas


Vous commencez à me connaitre, nan?

Messages : 2518
Date d'inscription : 14/05/2012
Age : 17
Localisation : Lol.
Personnages préférés : Elliot et Léo
Phrase du jour : Lol.


Carte d'identité
Chain: Crocodile Tic Tac
Pouvoir: Faire vivre à ses victimes leurs morts futures ; Tic Tac est aussi anthropophage et se nourrit de mains humaines pour garder ses pouvoirs.


MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Ven 31 Aoû - 22:53

Quand j'ai tiré les joues de la jeune fille, elle a essayé de se libérer, comme si elle avait peur... Elle a aussi ouvert les yeux. Ses yeux rouges, un joli rouge. Etrangement, elle les tout de suite caché! C'est donc bien ça, elle veut cacher ses yeux, mais pourquoi? Je ne comprends pas. Moi aussi j'ai les yeux rouges, et pourtant, je ne les cache pas. Après, elle n'est pas moi et je ne suis pas elle, je n'ai peut-être aucune chance de la comprendre. Quand je lui ai lâché les joues et lui ai posé la question, elle n'a pas répondu et s'est plaqué au mur, les yeux grand ouverts. On dirait qu'elle est terrorisée.

-Pour... Pourquoi tu fais ça? Pourquoi tu... veux savoir? Qu... Qu'est-ce que tu me veux à la fin?

Tout à l'heure, j'étais souriante mais maintenant je crois que je ne le suis plus. On dirait que mon coeur bat fort mais lentement, comme si je me vidais soudain de toute émotion, qu'importe soit elle. Ce que je lui veux? J'aimerais bien savoir. Moi-même je n'arrive pas à savoir pourquoi je fais ça.

-Pourquoi as-tu peur?

Mon regard est toujours aussi froid, c'est vrai, mais ce n'est pas la seule chose intimidante, je fixe ses yeux depuis tout à l'heure, pourquoi fais-je cela? Tout simplement pour comprendre, j'essaye de comprendre pourquoi elle réagit comme ça.

-Je n'arrive pas à comprendre, pourquoi réagis-tu comme ça?

On ne lit pas en elle comme dans un livre ouvert ou peut-être tout simplement que c'est moi qui ne suis pas faite pour comprendre. Mais plus je la regarde, plus je suis intriguée, j'aimerais savoir pourquoi elle réagit comme ça.

Elle a l'air encore plus effrayée, il faudrait peut-être que j'arrête... De plus, elle m'a posé une question, je crois, il serait mieux que j'y réponde!

Je ferme les yeux et fais un grand sourire.


-Pourquoi le vent souffle-t-il dans cette direction et pas dans une autre? Il y a sûrement une raison logique mais je ne la connais pas alors je préfère dire que c'est parce-qu'il en a envie. Moi, c'est pareil, si je fais ça, c'est tout simplement parce-que j'en ai envie. Et maintenant, j'ai envie de savoir pourquoi tu réagis comme ça et pourquoi tu caches tes yeux, je ne t'obligerais pas à te le dire mais je te le demandes. Maintenant, si tu mets trop de temps à répondre, je te reposerais la question plus tard car là, je commence à avoir faim.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité




MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Sam 1 Sep - 17:10

La situation n'était déjà pas très facile à gérer pour Requiem à ce moment-là. Même si elle ne risquait presque rien, elle se plaquait contre le mur, la peur au ventre. Elle avait les larmes aux yeux, comme tous les enfants dans cette situation. Elle se détestait quand elle était comme ça. Faible, sans défense, livrée à elle-même, bref, une enfant. Bien sûr, elle était trop occupée à être terrifiée pour pouvoir y réfléchir sérieusement, mais là, ...

Et la suite des événements n'allait pas arranger les choses. Bien au contraire. Si avant elle avait peur parce qu'elle n'arrivait pas à comprendre la gentillesse de celle qui se trouvait en face d'elle et que du coup, elle ne pouvait pas prévoir ce qui allait arriver, ce qui l'effrayait au plus haut point... ou du moins le croyait-elle. Car en une fraction de seconde, le sourire de son interlocutrice avait disparu. Elle eu un regard froid, le regard que l'on jetait aux gens juste avant de leur faire du mal. Vu l'état de Requiem, ça n'était mais alors pas du tout la chose à faire. Elle était déstabilisée par la réaction précédente de la plus grande. D'ailleurs, plus son regard devenait froid, plus Requiem avait l'impression de la voir grandir. Ce n'était fort heureusement qu'une impression, mais une impression très forte et effrayante. En fait, elle n'était vraiment plus habituée à ce que les gens s'intéressent à elle. Depuis sa plus tendre enfance, les autres la regardaient de travers. Comme bon nombre d'enfants maudits, c'est ce qui l'a poussée à la rue. Pourtant, elle avait eu de la chance pendant les huit premières années de sa vie. Ses parents... Enfin, sa mère, puisque son père avait passé l'arme à gauche trop tôt pour qu'elle s'en souvienne, l'aimait tendrement malgré ses yeux. Mais quand celle-ci mourut à son tour, son frère montra son vrai visage: quelqu'un qui était contraint de s'occuper de sa petite soeur alors que même lui en a peur. Il en a payé le prix. Requiem se sentait responsable de la mort de sa famille, même si elle ne pouvait pas l'empêcher. Depuis elle avait appris la loi du plus fort qui la forçait à vivre comme une misérable, ce qui ne la dérangeait pas outre mesure... Ou peut-être que si.

Quoi qu'il en soit, elle avait la trouille, en ce moment. Peur qu'il lui arrive quelque chose. Ce regard si soudainement froid...

- Pourquoi as-tu peur?

Incapable de répondre, Requiem se contentait de montrer des réactions de peur (c'est à dire des petits gémissements). En plus elle la fixait dans les yeux, et Requiem sentait son regard la transpercer pour chercher tout au fond et se battait pour garder son sang-froid et ne pas montrer le plus profond de ses émotions. D'ailleurs, était-elle seulement capable de montrer une émotion pleinement? Non, la peur ne compte pas. Parce que même si en ce moment, l'enfant sortait de l'ombre, elle n'était pas à son maximum. Et puis, la peur, n'est-elle pas plutôt un état d'esprit, une sensation plutôt qu'un sentiment ou une émotion? Bref, ce n'était pas en sondant ses yeux que l'on trouverait une réponse...

- Je n'arrive pas à comprendre, pourquoi réagis-tu comme ça?

Bien sûr qu'elle ne pouvait pas comprendre! Elle n'avait pas eu la vie de la petite! Et pourtant, elle pouvait comprendre, mais si les deux n'étaient pas capable de nouer un dialogue solide et constructif, elles ne le sauraient jamais.

Plus elle lui parlait en la fixant froidement, plus Requiem était persuadée qu'il allait lui arriver quelque chose. A présent, elle se plaquait encore plus contre le mur en tâtonnant des mains comme pour chercher une sortie qui à l'évidence n’existait pas dans cette direction. Si cela continuait, elle allait finir par hurler.

Puis d'un coup, la fille en face d'elle ferma les yeux. Dans le même temps, Requiem sentit un soulagement brusque et une fatigue qui commençait à venir. Avoir peur, ça use! Elle respira un coup et sentit que les larmes rentraient. C'était fini... La pression se relâcha si soudainement que Requiem devait se tenir au mur pour ne pas tomber, ses jambes tremblaient. Elle se forçait à écouter son interlocutrice.

-Pourquoi le vent souffle-t-il dans cette direction et pas dans une autre? Il y a sûrement une raison logique mais je ne la connais pas alors je préfère dire que c'est parce-qu'il en a envie. Moi, c'est pareil, si je fais ça, c'est tout simplement parce-que j'en ai envie. Et maintenant, j'ai envie de savoir pourquoi tu réagis comme ça et pourquoi tu caches tes yeux, je ne t'obligerais pas à te le dire mais je te le demandes. Maintenant, si tu mets trop de temps à répondre, je te reposerais la question plus tard car là, je commence à avoir faim.

En l'écoutant, Requiem fut saisie d'une drôle de sensation: elle ne savait pas pourquoi, mais elle sentait que cette jeune fille pourrait écouter ce qu'elle avait à dire. Peut-être parce qu'elle-même avait les yeux rouges... Puis elle tiqua sur le fait que la jeune fille avait faim et sortit une pomme bien rouge de sa poche (pour ne pas lui donner la pomme qui s'était pris un coup de tête). Mais ceci lui retira un de ses appuis et elle glissa pour tomber sur les fesses au sol. Malgré cela, elle lui tendit le fruit:

T... Tiens.

Sa voix tremblait encore un peu, mais elle n'exprimait plus la peur, ce qui était déjà une bonne chose. Au fur et à mesure, Requiem redevenait normale... Enfin, elle redevenait comme avant. Cette petite fille incapable de sourire, en tout cas pas sincèrement, qui n'exprimait rien. Mais bon, elle lui avait posé une question, il était temps d'y répondre. Elle essaya de se relever, mais il fallait croire qu'elle avait eu la peur de sa vie. Elle n'arrivait presque plus à tenir debout. Mais ça ne lui viendrait pas à l'idée de demander de l'aide et encore moins d'accepter l'aide d'autrui... Enfin bref, la réponse à la question allait venir.

Tu as déjà entendu parler des Enfants Maudits? Ces enfants aux yeux rouges qui portent malheur aux gens? Eh bien, en ville, ils le savent. Alors je cache mes yeux pour pouvoir vivre sans qu'on me reproche tout le malheur du monde... sous prétexte que mes yeux sont rouges et portent malheur aux gens...

Elle y croyait dur comme fer, à cette superstition (qui n'était peut-être pas seulement de la superstition d'ailleurs) qui la désignait comme enfant maudite. Mais bon, comment le lui reprocher? Jusqu'ici, elle n'avait guère eu de moments vraiment heureux...
Revenir en haut Aller en bas


Vous commencez à me connaitre, nan?

Messages : 2518
Date d'inscription : 14/05/2012
Age : 17
Localisation : Lol.
Personnages préférés : Elliot et Léo
Phrase du jour : Lol.


Carte d'identité
Chain: Crocodile Tic Tac
Pouvoir: Faire vivre à ses victimes leurs morts futures ; Tic Tac est aussi anthropophage et se nourrit de mains humaines pour garder ses pouvoirs.


MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Lun 3 Sep - 1:05

La jeune fille en face de moi semble réagir au mot "faim". Elle plonge la main dans sa poche et en ressort une pomme, une belle pomme bien mûre et bien rouge. Malheureusement, cela lui fait perdre l'équilibre et la fait tomber au sol, les fesses par terre. Pourtant, elle me tend quand même le fruit qui lui a valu sa chute.

-T... Tiens.

Sa réaction me surprend un peu. C'est rare de tels actes de gentillesse envers une personne qui nous terrorisait il y a à peine cinq minutes... D'ailleurs, on voit bien qu'elle est encore très affectée par ce qui vient de se produire. Elle paraît se calmer peu à peu mais il n'empêche qu'elle n'arrive pas à se relever.

Je suis un peu étonnée et hésite à prendre la pomme. Moi je n'ai qu'à en acheter avec un argent dont j'ignore la provenance, alors qu'elle, elle est obligée de les gagner à la sueur de son front, j'ai l'impression d'être une hypocrite... En même temps, ça ne se fait pas de refuser un cadeau, hein!

Je fais un grand sourire et prends la pomme.


-Oh!... Merci!


Je m'assoie à côté d'elle (Créa : Oui, parce-qu'Aria est trop stupide pour réagir normalement et essayer de l'aider à se relever. u______u) quand elle reprend la parole.

-Tu as déjà entendu parler des Enfants Maudits? Ces enfants aux yeux rouges qui portent malheur aux gens? Eh bien, en ville, ils le savent. Alors je cache mes yeux pour pouvoir vivre sans qu'on me reproche tout le malheur du monde... sous prétexte que mes yeux sont rouges et portent malheur aux gens...

Je soupire... Je ne sais pas si cette superstition est vraie mais en tout cas, je n'ai pas l'impression de faire exception à la règle... Et cette enfant non plus d'ailleurs... Je ne sais pas ce qu'elle a vécu mais pour qu'une enfant de son âge ai se comporte ainsi, il faut en faire beaucoup, je pense!

-Si c'est ça, les gens qui t'insultent sont des imbéciles, je ne vois pas pourquoi tu devrais te cacher juste pour des mots! De toute façon, ils n'auront jamais assez de cran pour te tuer et, si tu les obligent à te respecter, ils seront bien obligés de le faire!

Je me relève et fait autre grand sourire.

-Merci d'avoir répondu à mes questions et désolée de t'avoir fait peur! J'espère qu'on se reverra!

Je tourne les talons et marche, je m'éloigne. Il est temps que je la laisse tranquille je pense...

Je me retourne, et dire que j'ai oublié de la remercier pour la pomme si durement gagnée!


-Ah! Au fait, merci aussi pour la pomme! Je te revaudrais ça!

Cette fois-ci, je recommence à marcher sans me retourner. Je l'ai déjà assez importuné comme ça. Je ne sais même pas pourquoi j'ai suivi cette gamine. D'habitude, les gens ne m'intéressent pas, enfin, même s'ils m'intéressent, il est très indiscret de demander des précisions sur la vie des gens comme je viens de le faire... Enfin, je crois...

Je marche tranquillement quand je sens quelque chose me tirer la manche. Qu'est-ce que cela pourrait bien être?

Je me retourne et vois la fillette de tout à l'heure quand tout à coup, elle me saute dessus, je tombe en arrière sous le coup de la surprise.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité




MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Mer 5 Sep - 1:17

Elle ne pensait pas qu'avoir une telle peur la handicaperait à ce point. Il faut dire que depuis qu'elle était livrée à elle-même, elle voyait plus son adrénaline monter que son trouillomètre se retrouver à zéro... Entre les poursuites pour ne pas aller à l'orphelinat, la chasse aux chains (qui lorsqu'elle avait lieu était particulièrement intéressante jusqu'à ce qu'elle la perde de vue) et l'adrénaline de l'enquête... Elle n'avait pas eu le temps d'expérimenter les émotions humaines et leurs effets sur son propre corps. Mais peu à peu, elle sentait ses jambes revenir sous son contrôle et bientôt elle ne resterait assise que parce que celle à qui elle parlait s'était assise. Elle se sentit un peu mal de voir qu'elle avait dû s'asseoir pour elle et lui en voulu d'un autre côté, car elle ne l'avait pas aidée. Mais comme elle ne s'attendait pas à ce qu'on l'aide, elle n'y voyait aucune objection.

Toute fois, elle continuait de trouver l'intérêt que la jeune fille lui portait étrange. Elle avait elle-même les yeux rouges, elle devait comprendre mieux que n'importe qui la situation de Requiem, voire l'éviter elle aussi. Quoi que... Peut-être qu'un moins et un moins font un plus. Porte-malheur+Porte-malheur = Porte-bonheur?

Comment pouvait-elle dire ça? Elle ne savait même pas si elle était, comme elle, un porte-malheur à cause de ses yeux rouges. Elle avait les cheveux blancs, comme certaines souris dans les rues. Donc ses yeux n'étaient pas, comme pour Requiem, une chose totalement inexplicable. Et si était plus âgée, elle saurait que c'était ce que l'on appelle l'albinisme. Mais malgré les cours qu'elle suivait parfois depuis la fenêtre, savoir ça n'était pas de son âge. Toutefois, elle avait la jugeote nécessaire pour se douter que la couleur des cheveux était liée à la couleur des yeux... Après, si cela portait quand même malheur... Elle ne le savait pas. Mais cette couleur d'yeux l'avait toujours isolée.

Elle n'était pas la seule dans le monde à avoir eu ou à avoir les yeux rouges, mais en ville, elle était jusqu'à présent la seule qu'elle ait vue avec une telle couleur. Elle se sentait isolée rien que par ce fait. Elle n'était pas ordinaire et elle le savait... et son frère n'avait cessé de le lui répéter. Si elle lui en voulait? Non. S'il lui manquait? Pas trop... C'est à dire que c'était un membre de se famille, ... En fait, si, il lui manquait terriblement. Parfois, lorsqu'elle parvient à trouver le sommeil, elle les voit... Son père, sa mère, et son frère, mais au moment où elle s'apprête à les toucher, en tendant le bras, ils disparaissent, et cette scène lui revient... La Chain... Son frère dans un état de folie... Tout ce sang... Lui qui sombre, elle qui essaye de le rattraper, et se réveille en sursaut, hurlant le nom de son frère avant de crisper sa main sur son T-shirt, seul reste de son frère et de cette nuit. D'autres fois, lorsqu'elle se trouvait entre le sommeil et le réveil, le moment où l'on a pas encore totalement quitté le monde des rêves, où sa conscience n'est pas encore éveillée, il lui tend la main pour qu'elle se relève et lui dit bonjour. De temps à autre, elle s'interroge: Comment serait-il aujourd'hui?

Mais y repenser la ferait sombrer dans la dépression, car malheureusement, à force, ses souvenirs devenaient de plus en plus flous, et elle n'était plus sûre de leur exactitude...

Et quand elle le voulait bien, elle pouvait être en colère et penser pendant un instant:

*Mais comment tu as pu me faire ça? COMMENT TU AS PU M'ABANDONNER?!*

Et toujours dans cet état entre le rêve et la réalité, il lui répondait parfois. Pas par des mots, mais par une réaction. Le sourire qu'il avait disparaissait, et une mine de remord se dessinait sur son visage. Puis, il disparaissait.

*Ne me laisse pas! NE ME LAISSE PAS!*

Mais assurément, ça n'était pas ce qui arriverait dans la vraie vie, si? Non, tout cela devait sortir de son imagination. Son frère n'était plus là.

-Si c'est ça, les gens qui t'insultent sont des imbéciles, je ne vois pas pourquoi tu devrais te cacher juste pour des mots! De toute façon, ils n'auront jamais assez de cran pour te tuer et, si tu les obliges à te respecter, ils seront bien obligés de le faire!

Il y a assurément d'autres choses à dire à une petite fille dans son cas... Oui, assurément... On ne dit pas aux enfants des trucs comme "de toute façon, il n'auront pas le courage de te tuer"...
Mais bon... Requiem voulu répondre, mais son interlocutrice fut plus rapide qu'elle...

-Merci d'avoir répondu à mes questions et désolée de t'avoir fait peur! J'espère qu'on se reverra!

Hein?! Quoi? Elle s'en allait? Elle allait... la laisser seule?

-Ah! Au fait, merci aussi pour la pomme! Je te revaudrai ça!

Elle s'éloignait...

*Non... Non... Plus jamais... Non, plus jamais on ne m'abandonnerait... Non... Je... ne veux pas... Etre seule... Pas dans mon état, pas comme ça, non. Elle ne connait même pas mon prénom... Non, elle n'a pas le droit de partir...*

Assurément, cette rencontre avec la jeune fille l'avait changée... Assurément. En tout cas affectée. Elle la regardait s'en aller, puis dans un élan qu'elle contrôla à peine, trouva la force de se lever d'une traite et de courir en sa direction.

*PLUS JAMAIS!*

Elle lui attrapa la manche, puis prit un petit élan et attendit qu'elle se retourne pour lui sauter dessus sans prévenir, afin qu'elle tombe par terre. Elle la regardait, les sourcils froncés. Puis, comme elle l'avait fait pour elle, Requiem lui tira les joues.

Tu ne pensais quand même pas partir comme ça? En me laissant planter là? Tu n'as donc aucun savoir vivre?

Puis elle arrêta et s'assit tranquillement sur elle, pour qu'elle reste au sol avant de répondre, tout à fait calmement.

En tout cas, je ne te laisserai pas partir comme ça. Cette conversation s'arrêtera quand JE l'aurai décidé.

Si elle savait qu'elle avait affaire à un tête plus forte qu'elle... Mais bon, réaction compréhensible par le commun des mortels. Elle se sentait abandonnée... Elle voudrait donc chercher à contrôler les départs de toute personne qui daignerait lui adresser la parole.
Revenir en haut Aller en bas


Vous commencez à me connaitre, nan?

Messages : 2518
Date d'inscription : 14/05/2012
Age : 17
Localisation : Lol.
Personnages préférés : Elliot et Léo
Phrase du jour : Lol.


Carte d'identité
Chain: Crocodile Tic Tac
Pouvoir: Faire vivre à ses victimes leurs morts futures ; Tic Tac est aussi anthropophage et se nourrit de mains humaines pour garder ses pouvoirs.


MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Mer 5 Sep - 18:33

Je suis à terre quand je vois la fillette me regarder, les sourcils froncés. Elle me tire ensuite les joues. C'est sûrement stupide, mais je me laisse faire, je reste de marbre face à ce comportement qu'il m'arrive moi-même d'adopter...

-Tu ne pensais quand même pas partir comme ça? En me laissant planter là? Tu n'as donc aucun savoir vivre?

Savoir vivre? Je ne suis pas sûre d'en avoir un, non. Il faut dire qu'en moins d'une semaine d'existence (car pour moi, mon existence comme le jour de mon réveil) je n'ai sûrement pas pu m'en faire un...

Je n'ai pas le temps de répondre que je la vois s'assoir, tranquillement sur moi. Pourtant, je ne suis pas une chaise! Quoique... Peut-être que j'en étais une avant de perdre la mémoire! Je n'avais jamais pensé à cette possibilité. Ou peut-être que je me déguisais en chaise! Je suis peut-être une chaise professionnelle! De toute façon, on ne s'assoie pas ainsi sur une chaise. Enfin, je ne crois pas... On dirait qu'elle veut m'immobiliser. En tout cas, c'est réussi! Je ne pense pas que je vais pouvoir me relever, maintenant.

-En tout cas, je ne te laisserai pas partir comme ça. Cette conversation s'arrêtera quand JE l'aurai décidé.

Eh? Là aussi, je ne comprends pas très bien ce qu'il sa passe... De toute façon, je ne comprends jamais rien! Pourquoi fait-elle ça? Il y a un instant, elle était terrorisée, et là, elle n'est pas contente parce-que je m'en suis allée. Il faudrait que je fasse quoi pour qu'elle soit contente? En même temps, c'est plutôt mignon comme réaction! Je ne m'attendais pas du tout à cela!

Je fais un grand sourire et ris un peu.

-Très bien, c'est comme tu voudras. Je pensais te déranger... De quoi veux-tu qu'on parle?


Il faudrait peut-être que je cherche à me dégager. Enfin, ce serait la réaction normale à avoir, non? De toute façon, ça n'a pas grande importance.

-Tiens... Pour commencer, comment t'appelles-tu? Moi je m'appelle Aria!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité




MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Dim 9 Sep - 14:36

Au championnat de l'imprévisibilité, ces deux-là arrivaient ex aequo! Entre Requiem qui lui sautait dessus et les réactions de la jeune fille... Le pire était qu'elle ne comprenait pas elle-même ce qui lui arrivait. Cette réaction ne lui ressemblait pas pour un sou! Si Requiem avait été Requiem, elle l'aurait laissée partir pour pouvoir mieux la suivre en cachette, sans que celle-ci ne s'en rende compte. Mais surtout... Qu'y avait-il de drôle? Elle venait de la plaquer au sol, de lui sauter dessus, de clairement lui dire qu'elle l'empêcherait de partir, et la jeune fille riait. Qu'est-ce qu'elle trouvait drôle dans cette situation? En fait, le rire était pour Requiem une énigme. Elle n'avait pas ri depuis longtemps et ne savait plus rire de bon coeur. Elle regagnait peu à peu la maîtrise totale de ses membres et essaya de ne pas montrer qu'elle trouvait ce rire étrange, mais haussa un sourcil.

Cette fille pourrait devenir un passionnant sujet d'observation pour enquête... Requiem était presque totalement de retour. Mais si elle savait plus en détail de qui elle parlait, elle aurait peut-être renoncé à faire une enquête... ou pas. Mais en envisageant d'enquêter sur elle, Requiem ne savait pas qu'elle risquait de découvrir des choses très sombres, peut-être trop sombres pour elle.

Elle ne comprenait toujours pas pourquoi elle s'était intéressée à elle non plus, mais quelque part, ça la rassurait que quelqu'un s'intéresse à elle. Elle ne le savait pas encore, c'est tout. Si quelqu'un la voyait, ou s'intéressait à elle, ça voulait dire qu'elle était encore un petit peu dans la lumière, que les ténèbres vers lesquels elle tend, ceux dans lesquels elle essaye de s'immerger pour comprendre, trouver un moyen de retrouver ceux qu'elle a perdus, même si elle avait peur de ne jamais revenir, ne l'avaient pas encore trop atteinte.

Mais voyons ce qu'il se passa:

Très bien, c'est comme tu voudras. Je pensais te déranger... De quoi veux-tu qu'on parle?

Hein? Elle... Quoi?

*Me déranger? Je ne faisais rien de spécial, tu ne pouvais pas me déranger.*

Elle ne se dégageait pas non plus... ce qui renforça l'intérêt que Requiem lui portait.

Tiens... Pour commencer, comment t'appelles-tu? Moi je m'appelle Aria!

Enfin, elle lui disait son nom. Aria... Un nom un peu étrange, mais pas plus que Requiem. Il était même moins macabre. Mais ce qui faisait un peu peur à Requiem était la chose suivante:

Souvent, quand on voit un animal abandonné, on est pris d'une certaine sympathie à son égard. Et la première chose que l'on vous dit (hormis qu'il n'est pas à vous ou qu'il est sale et qu'il peut vous rendre malade) c'est qu'il ne faut surtout pas lui donner de nom ou le nommer, car à partir du moment où l'on nomme une chose, on s'y attache.

La même chose était valable pour les être humains. A partir du moment où vous connaissez le nom de quelqu'un vous risquez de vous y attacher. Vous avez deviné le problème: Requiem ne voulait s'attacher à personne, puisque toutes les personnes qui s'étaient attachées à elle ont été victimes de coups du sort. Alors le fait qu'Aria lui donne aussi spontanément son nom... Elle ne le montrait pas, mais elle hésitait à lui donner le sien. Surtout qu'en ville, tout le monde connaissait la famille Nightingale et son destin tragique dû à leur fille maudite. Elle ne voulait pas que l'on sache qui se cachait sous le capuchon fantôme de la ville. Son anonymat est précieux... Et pourtant, elle sentait qu'elle pouvait lui dire cette précieuse information. Au fond, celle qui s'attachait le plus ici, c'était elle! Alors elle tenta le coup.

Je m'appelle... Requiem. Requiem Nightingale. Mais je dois te demander deux services, maintenant que tu le sais: Il ne faut pas que tu le répètes à qui que ce soit, et surtout... Promets-moi que tu ne t'attacheras jamais à moi.

Puis, une fois cela dit, elle changea de position, tout en restant sur Aria, sans se soucier de si cela la dérangeait ou pas, de si cela lui faisait mal ou pas.

Mais il y a des trucs qui me chiffonnent. Pourquoi tu m'as suivie précisément si ça n'était pas pour me sermonner. En plus, tu n'es pas vraiment habillée comme les autres filles du village, alors j'aimerais savoir pourquoi tes yeux rouges n'ont pas l'air de te poser de problème dans la vie... Je veux dire... Tes parents ne t'ont jamais rien dit?

Requiem posait beaucoup de questions, mais en plus, elle posait des questions embêtantes. Elle touchait un point sensible sans se rendre compte de ce qu'elle risquait. Elle était avec Aria. Et nous savons tous qu'Aria est imprévisible...
Revenir en haut Aller en bas


Vous commencez à me connaitre, nan?

Messages : 2518
Date d'inscription : 14/05/2012
Age : 17
Localisation : Lol.
Personnages préférés : Elliot et Léo
Phrase du jour : Lol.


Carte d'identité
Chain: Crocodile Tic Tac
Pouvoir: Faire vivre à ses victimes leurs morts futures ; Tic Tac est aussi anthropophage et se nourrit de mains humaines pour garder ses pouvoirs.


MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Dim 9 Sep - 18:42

La jeune fille semble un peu étonné de ma réaction vis à vis du fait qu'elle se soit assise sur moi. J'ai l'impression que nous sommes toute les deux dans une phase d'incompréhension totale des évènements. Et, maintenant que je lui demande son nom, elle semble hésiter à me répondre.

- Je m'appelle... Requiem. Requiem Nightingale. Mais je dois te demander deux services, maintenant que tu le sais: Il ne faut pas que tu le répètes à qui que ce soit, et surtout... Promets-moi que tu ne t'attacheras jamais à moi.

Je ne sais pas ce qui m'étonne le plus, le fait qu'elle me demande de ne pas répéter son nom (ce qui est quand même une étrange demande pour une enfant d'environ dix ans) ou le fait qu'elle me demande de ne pas m'attacher à elle. J'avoue que je ne comptais pas répéter son nom (surtout, à qui?) et que le fait de m'attacher à elle ne m'avait pas une seule fois effleuré l'esprit. Je ne sais pas m'attacher aux gens, je n'arrive qu'à les apprécier ou les détester, c'est le maximum que je puisse faire. D'ailleurs, comment on fait pour s'attacher aux gens? Comment on sait si on s'est attaché à eux? Je pense que cette question me demeurera sans réponses...


- M'attacher à toi? Pourquoi faire? De toute façon, je ne sais pas le faire, et je ne vois pas à qui je pourrais répéter ton nom, tu n'as donc rien à craindre.

Elle reste assise sur moi, mais juste change de position.


- Mais il y a des trucs qui me chiffonnent. Pourquoi tu m'as suivie précisément si ça n'était pas pour me sermonner. En plus, tu n'es pas vraiment habillée comme les autres filles du village, alors j'aimerais savoir pourquoi tes yeux rouges n'ont pas l'air de te poser de problème dans la vie... Je veux dire... Tes parents ne t'ont jamais rien dit?

Mes parents? Tiens, c'est vrai que je suis censée en avoir... Je ne pourrais pas dire si ils m'ont déjà parlé de mes yeux, je les ai oublié... Oubliés comme le reste et je ne demande pas à me souvenir d'eux...


- Je t'ai suivi parce-que tu m'intriguais! C'est tout. Et je peux pas répondre à ton autre question, je ne me souviens pas de ma famille, je ne me souviens de personne.

Sur ce coup-là, je suis beaucoup plus froide, ce n'est peut-être pas très agréable pour mon interlocutrice, mais de toute façon, c'est elle qui m'a posé la question.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité




MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Lun 10 Sep - 17:11

Quand on vient de rencontrer les gens, on ne connait pas tout d'eux, c'est un fait. C'était en partie pour cela que Requiem lui faisait part de toutes ces faveurs. Comme elle ne savait pas encore qui précisément était Aria et qu'elle ne pouvait pas le savoir, elle préférait que les choses soient claires dès le départ. Elle ne voulait pas que son nom soit connu, et elle ne voulait pas qu'on s'attache à elle. Une fois ces bases posées, elle pouvait avoir une conversation avec Aria.

M'attacher à toi? Pourquoi faire? De toute façon, je ne sais pas le faire, et je ne vois pas à qui je pourrais répéter ton nom, tu n'as donc rien à craindre.

Ouf! Si jamais elle avait dit qu'elle allait s'attacher à elle, Requiem se serait enfuie aussi sec, pour justement éviter qu'elle ne s'attache. Mais heureusement, ceci n'allait pas avoir lieu... Mais bon, qu'est-ce qui lui disait qu'elle n'allait pas quand même s'attacher? Après tout, on ne remarque notre attachement à une chose ou une personne qu'après l'avoir perdue ou en avoir été privée... Alors comment promettre à quelqu'un de ne pas s'attacher?

Enfin, les deux étaient des personnes très étonnantes, puisqu'aucune d'entre elle n'avait eu d'existence normale. Aucune n'avait vécue de vie sans que quelque chose de tragique et/ou de triste ne se soit passé. Triste mais vrai... Toutes les deux n'étaient que deux pauvres âmes en perdition. Sauf qu'Aria, contrairement à Requiem, ne signerait peut-être pas le contrat qui lui permettrait d'obtenir ce qu'elle veut, mais qu'elle se battrait pour l'avoir à sa façon. Si l'on proposait à Requiem, à l'aide d'arguments très alléchants, un moyen de ne pas causer tout ces malheurs, pas sûr qu'elle dirait non tout de suite.

Je t'ai suivie parce-que tu m'intriguais! C'est tout. Et je peux pas répondre à ton autre question, je ne me souviens pas de ma famille, je ne me souviens de personne.

Waouh. Quelle froideur soudainement... Requiem sut qu'elle jouait alors sur la corde sensible. Elle apprit aussi qu'elle était amnésique. Il n'y avait pas à dire, Aria devenait de plus en plus intéressante...

Requiem l'intriguait? Mais pourquoi? Qu'est-ce qui l'intriguait? Il n'y avait rien d'intéressant, non? Requiem n'était que le fantôme de la ville. Une fillette à qui il n'était arrivé que des malheurs. Une enfant maudite. Comment pouvait-elle intriguer les gens? Le fait de parcourir la ville cachée devait y être pour beaucoup, elle ne voyait que ça...

Mais tout de même. Quelle froideur! Elle savait bien qu'elle avait posé la question, pourtant, Requiem fut surprise de la froideur qu'elle eut en réponse... En fait, cela la rendit étrangement mélancolique. C'est vrai quoi! Elle ne faisait que poser la question comme ça. Elle n'en a plus, elle, de parents! Vous me direz, Aria non plus, mais ça... Etant amnésique, elle pouvait toujours supposer qu'ils étaient en vie. Requiem savait que les siens étaient bel et bien morts, et elle se souvenait plus ou moins de chacune de leur mort... Enfin, son père non, elle ne pouvait pas vraiment s'en souvenir, elle n'était qu'un bébé... Mais elle avait l'intuition d'avoir été pleinement consciente à ce moment-là et cette mort lui faisait le même effet que celle de sa mère. On ne pouvait pas minimiser l'impact que cela pouvait avoir sur elle, même si elle ne montrait pas qu'elle était affectée. Elle ne voulait pas l'être. Elle n'était pas normale, elle ne voulait pas réagir comme n'importe quelle gamine en deuil. Sinon, la ville la dévorerait. Elle ne pouvait pas se le permettre. Elle devait être l'insensible fantôme de la ville.

Quelles âmes en perdition de choix pouvaient-elles faire, toutes les deux!

Requiem changea à nouveau de position, pour se mettre sur le ventre, tout en restant sur Aria, de sorte que les deux forment un genre de croix au sol, posant sa tête sur ses bras croisés.
Elle répondit ensuite calmement, mais avec un soupçon de tristesse dans la voix.

Calme-toi, je ne faisais que te poser la question, je ne pouvais pas savoir... Et puis, les miens sont morts. Il y avait bien mon frère, mais...

Elle soupira.

Mais qu'est-ce que je t'embête avec ça. C'est pas se lamenter qui les fera revenir... C'est comme avec les souvenirs. C'est pas en se disant continuellement qu'on les a perdus qu'on les fera revenir. La seule grande différence entre les deux, c'est que les souvenirs, on peut les récupérer.

De bien sages paroles pour une gamine de 10 ans (bien que, je le dis une énième fois, mais c'est nécessaire, Requiem n'ait pas DU TOUT la mentalité d'une fille de 10 ans)... Mais en disant cela, elle omettait un point. Un point pourtant capital. Et c'est là que l'on peut voir le pessimisme de Requiem. Ou son réalisme, c'est à voir. Il est vrai que les gens qu'on a perdu ne peuvent revenir. Mais on ne les perd pas de vue pour autant. En se souvenant des gens, on les fait vivre un peu plus longtemps. En se souvenant des gens, on peut les voir en rêve. Ca n'est certes pas réel, mais ça signifie quand même qu'on ne les a pas perdus à jamais. En cela, le souvenir est ce qu'il y a de plus important...

Dans la mémoire des gens, on peut vivre éternellement.

Tout ce qu'il fallait faire était se souvenir. Mais ça, Requiem ne l'avait pas encore saisi. Et pour une fois, on pouvait dire qu'elle était vraiment trop jeune encore pour comprendre cette subtilité de la vie...
Revenir en haut Aller en bas


Vous commencez à me connaitre, nan?

Messages : 2518
Date d'inscription : 14/05/2012
Age : 17
Localisation : Lol.
Personnages préférés : Elliot et Léo
Phrase du jour : Lol.


Carte d'identité
Chain: Crocodile Tic Tac
Pouvoir: Faire vivre à ses victimes leurs morts futures ; Tic Tac est aussi anthropophage et se nourrit de mains humaines pour garder ses pouvoirs.


MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Dim 16 Sep - 17:35

- Calme-toi, je ne faisais que te poser la question, je ne pouvais pas savoir... Et puis, les miens sont morts. Il y avait bien mon frère, mais...

Mais? Il serait mort, lui aussi? Elle semble triste... Je n'aurais pas dû être si froide, c'est vrai... Elle n'y peut rien si je suis amnésique, elle ne le savait même pas jusqu'à il y a à peine une minute. En tout cas, je me demande ce qui suit après son "mais". Je ne le sais pas, c'est pour ça que je me le demande.

- Mais qu'est-ce que je t'embête avec ça. C'est pas se lamenter qui les fera revenir... C'est comme avec les souvenirs. C'est pas en se disant continuellement qu'on les a perdus qu'on les fera revenir. La seule grande différence entre les deux, c'est que les souvenirs, on peut les récupérer.

- Mais justement... Moi, je ne veux pas me souvenir...

Le passé m'effraie, j'ai peur d'une vérité qui n'existe peut-être même pas! C'est vraiment stupide! Pourquoi ne suis-je pas un animal? Les animaux ont de la chance, eux, ils vivent sur le moment, ils ne se préoccupent pas de ce qu'est le futur ou bien le passé, la seule chose qu'ils connaissent est le présent! Ce serait tellement plus simple... Nous, on souffre à cause de choses qu'on a pas pu ou qu'on ne pourra pas contrôler.

Le "mais" que Requiem a prononcé tout à l'heure résonne dans ma tête, qu'est-il arrivé à son frère? Ce "mais" doit bien être suivit par quelque chose! Un "mais" n'est pas une fin, rien ne peut se finir sur un "mais". C'est énervant, ce "mais" qui se répète dans ma tête, je veux savoir ce qu'il y a après!


- Dis-moi... Tout à l'heure, quand tu parlais tu as dit "mais" et tu as commencé une autre phrase, qu'allais-tu dire?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité




MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Dim 16 Sep - 22:42

Notre rapport au passé est différent pour chacun de nous. Il y a ceux pour qui le passé n'est pas un problème, et ceux pour qui il en est un, qui vivent hantés par celui-ci, qui soit les dévore, soit les aide à avancer. Mais dans chacune de ces catégories, d'autres petites peuvent se former. Par exemple, ceux pour qui le passé n'est pas un problème. Certains n'ont que faire du passé, ils foncent, vivant dans le présent, sans se soucier véritablement du mal qu'ils pouvaient causer en cours de route. D'autres au contraire, vivent dans la peur de faire une erreur et réfléchissent à la meilleure façon de ne pas regretter un geste ou une parole. Mais parmi ceux qui ne se soucient pas du passé se trouvent des gens assez hypocrites envers eux-même qui en réalité sont très soucieux de ce passé. Mais pour avancer, ils préfèrent faire comme si de rien n'était, et ils oublient, plus ou moins volontairement. Aria était amnésique; deux choix s'offraient alors à elle. Soit elle cherchait à se souvenir, soit elle ne le faisait pas, risquant alors d'être perturbée à tout moment par une rencontre, un événement, ou une bizarrerie de la vie, du genre l'impression de déjà-vu.

Mais justement... Moi, je ne veux pas me souvenir...

Elle faisait donc partie de la catégorie qui préfère éviter le passé, par peur de découvrir une chose effroyable. Requiem ne savait pas (et ne saura probablement jamais, sauf si quelqu'un d'autre lui expliquait) qu'il y avait effectivement des choses dont il valait mieux ne pas se rappeler dans la vie d'Aria. Des choses qu'elle avait raison d'oublier... Enfin, ça restait à débattre, mais disons que n'importe quel être humain serait d'accord et comprendrait. Certaines choses devraient pouvoir s'oublier en un claquement de doigts. La vie serait tellement plus simple...

Mais malgré tout, Requiem ne pouvait pas comprendre ça. Elle, son passé la hantait chaque jour, et si jamais elle essayait de l'oublier, la ville se chargerait de le lui rappeler. Elle devait donc faire avec. Ca ne l'empêchait pas de vivre, bien au contraire. Mais parfois, elle se demande ce que sa vie serait si elle n'avait pas vécu tout ça... Puis elle se disait que la solution n'était pas de tout oublier pour recommencer...

Et si c'était ça, finalement, la solution? Et si sa vie était meilleure loin de Reveil, amnésique, sans repère. Tout recommencer, ne plus se souvenir de ces choses horribles, ne plus se souvenir des moqueries des autres, du fait qu'il la rejetait. Ne plus se souvenir de sa mère et de son chagrin, ne plus se souvenir de son frère qui la traitait comme une moins que rien, et surtout, SURTOUT, ne plus se souvenir de cette nuit, ne plus se souvenir de ça... Peut-être que l'amnésie était une solution. Au moins, elle se sentirait plus légère... Elle ne se souviendrait plus de...

Dis-moi... Tout à l'heure, quand tu parlais tu as dit "mais" et tu as commencé une autre phrase, qu'allais-tu dire?

Et voilà qu'elle voulait savoir... [Créa: c'était fait pour! 8D] Mais Requiem n'avait aucune envie de lui raconter! Et puis, qu'est-ce qui lui dirait qu'elle comprendrait? C'était tellement ahurissant comme truc! Comment lui expliquer la disparition de son frère?

Eh bien...

Requiem hésita un instant, puis décida de lui raconter quand même. Elle prit une petite inspiration, se préparant à tout lui dire:

C'est un souvenir que j'aurais préféré évacuer, mais je ne peux pas... En fait, mon frère était ce que l'on appelle un contractant illégal, et il a été avalé par les ténèbres... Il a disparu...

Une personne qui s'y connaissait un minimum aurait pu se demander: MAIS COMMENT POUVAIT-ELLE SAVOIR CE QU'EST UN CONTRACTANT ILLEGAL?! Mais ça, c'était une autre histoire qui sera contée une autre fois.
Elle soupira, puis continua:

Le plus drôle dans cette histoire - ou le moins drôle, je sais pas trop - c'est que je l'ai vu disparaître, cet imbécile, juste après qu'il ait essayé de me tuer...

Elle utilisa une de ses mains, machinalement, pour agripper son T-shirt, seule chose qui lui restait de lui, seule chose qu'elle avait pu récupérer de lui. Mais en touchant le vêtement, elle eut soudain un doute. En le touchant, elle eut l'impression de se mentir à elle-même, comme si sa tête lui disait "ce n'est pas ça qui s'est passé..."
Elle avait la même impression ces derniers temps dans ses rêves... Si on pouvait appeler ça des rêves... C'était plutôt des cauchemars. Toujours est-il qu'elle revivait ses souvenirs. Mais elle avait de plus en plus l'impression que ses souvenirs étaient... erronés. En fait, en revivant ses souvenirs dans son sommeil, ils étaient comme parasités. Et ce phénomène devenait plus que récurent. Elle commençait à douter de ses propres souvenirs, même si elle savait qu'il n'était pas logique que ces événements se soient passés autrement.
Revenir en haut Aller en bas


Vous commencez à me connaitre, nan?

Messages : 2518
Date d'inscription : 14/05/2012
Age : 17
Localisation : Lol.
Personnages préférés : Elliot et Léo
Phrase du jour : Lol.


Carte d'identité
Chain: Crocodile Tic Tac
Pouvoir: Faire vivre à ses victimes leurs morts futures ; Tic Tac est aussi anthropophage et se nourrit de mains humaines pour garder ses pouvoirs.


MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Mar 23 Oct - 20:09

Requiem ne semble pas avoir très envie de répondre à ma question. Il est vrai que j'aurais pu me taire, c'est difficile de raconter la disparition de proches, surtout pour une personne aussi jeune.

Je m'apprête à lui dire qu'elle n'est pas obligée de me répondre quand elle entame une réponse.


- Eh bien... C'est un souvenir que j'aurais préféré évacuer, mais je ne peux pas... En fait, mon frère était ce que l'on appelle un contractant illégal, et il a été avalé par les ténèbres... Il a disparu...

Un... Contractant?! Ça veut dire que ça existe?! Mais pourquoi diable m'ont-ils menti?! Quand je les reverrais, ils auront intérêt à me fournir des explications! Même si je me doute que c'est pour mon bien, au moins qu'ils m'expliquent pourquoi!

L'enfant soupire et continue son histoire, peut-être que ça va me rappeler des choses, qui sait?


- Le plus drôle dans cette histoire - ou le moins drôle, je sais pas trop - c'est que je l'ai vu disparaître, cet imbécile, juste après qu'il ait essayé de me tuer...


Malheureusement, la fin de l'histoire ne m'a rien rappelé, mit à part une étrange sensation de compassion, je ne sais pas pourquoi, je me sens très proche d'elle et arrive très bien à comprendre ce qu'elle ressent. Aurais-je connu une situation similaire à la sienne?

Je vois Requiem agripper son T-shirt, machinalement, elle semble très attachée à ce vêtement. Quand soudain, elle à l'air d'être en proie à quelque chose, un mauvais souvenir ou une sensation désagréable, je ne sais pas.

Et bien sûr, la seule réaction que j'ai est de murmurer quelques mots, en rapport avec cette histoire, et peut-être même avec la mienne...

- Donc tout cela existe vraiment, hein...

Je ne sais pas si la jeune fille m'a entendue, mais elle me regarde bizarrement. Alors, je fais un grand sourire, sourire qui témoigne plus de gêne qu'autre chose.

La question que vous vous posez sûrement est "Mais pourquoi de est-elle gênée?". Et à cette question, je répondrais que je ne sais pas. Cela peut paraître étrange mais je ne sais vraiment pas. Je suis sûrement mal à l'aise à cause du fait que j'ai rappelé de mauvais souvenirs à une fillette des choses peu agréables... A moins que ce soit parce-qu'il se peut qu'elle m'ait entendue marmonner.


- Requiem... Pourrais-tu te lever, s'il-te-plaît?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


Invité




MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Mer 31 Oct - 17:56

Il est vrai que Requiem n'était pas dans les meilleures... dispositions pour entamer une conversation. Celle qu'elle avait avec Aria lui rappelait de plus en plus de mauvais souvenirs. Qu'il peut être horrible de sentir qu'il faut tout remettre en question, que rien n'est vrai et que toute notre vie, nous avons vécu dans le mensonge! C'est une sensation fort désagréable. Quoique, désagréable est un euphémisme. C'est absolument insupportable. Pourquoi avait-elle voulu rester auprès d'Aria?

Requiem n'avait pas un cœur de pierre. Peut-être que, pour une fois qu'elle avait un interlocuteur qui lui assurait de ne jamais s'attacher à elle d'une quelconque manière, elle sentait qu'il fallait qu'elle s'ouvre. C'était salutaire. Mais au fond d'elle-même elle savait qu'elle n'était pas prête à affronter la vérité. Cette vérité latente, qui plane au-dessus de sa vie, cachée pour ne pas la blesser sans doute. Elle sentait que si cette vérité venait à sortir, elle ne saurait comment réagir.

Mais elle n'aurait pas le choix si cette vérité s'impose à elle sans lui demander son avis. Et là, comment réagira-t-elle? Elle n'aura pas vraiment le loisir de réfléchir. Il faudra qu'elle agisse, et Requiem avait bien peur de ne pas pouvoir réagir à cela de la manière la plus appropriée. Déjà parce que ce problème la toucherai directement, mais aussi parce qu'elle sentait que cette vérité dépassait l'entendement.


*Je ne sais pas si je le supporterais...*

En tout cas, la question n'était pas là, et Aria était toujours là. Avait-elle remarqué que Requiem était perdue dans ses pensées?
Elle en sortit en entendant vaguement les mots d'Aria:


- Donc tout cela existe vraiment, hein...

Quoi, elle ne le savait pas? Enfin, ça n'était pas étonnant. Aria n'est pas un membre de Pandora! Il ne manquerait plus que ça, tiens! [Créa: *cough cough*] Imaginez un peu: Requiem met toute son énergie à combattre le crime et les forces du mal! [Erm... Les délires de la CB m'influencent un peu trop... Mais donc...] Requiem met toute son énergie à faire en sorte que même Pandora ne sache pas qui elle est vraiment, et voilà qu'un agent le découvrirait comme ça, sans vraiment faire d'efforts? Il ne manquerait plus que ça!

Quoique... Cela serait un avantage en fait... Elle aurait enfin quelqu'un qui pourrait la faire entrer dans le cercle très fermé de Pandora, ce qui lui permettrait d'accéder à tout ce qu'elle voudrait savoir...

Elle ne savait pas qu'il existait une autre "famille" que Pandora, qui pourrait lui apprendre la même chose su les mêmes sujets...


- Requiem...

Elle sortit complètement de sa réflexion et tourna la tête dans sa direction, relativement inexpressive. Aria semblait gênée... Mais pourquoi? Oui, bon, c'est vrai que depuis tout à l'heure, Requiem était couchée sur elle en plein milieu d'une rue, mais ça ne devait pas être ça... Non. Ca ne pouvait pas être ça.

Pourrais-tu te lever, s'il-te-plaît?

Requiem la regarda un instant sans changer d'expression du visage, clignant simplement des yeux. Puis elle se leva.

Bien sûr. Je peux faire ça.

Une fois debout, elle regarda autour d'elle pour vérifier que personne n'arrive et tendit la main vers Aria pour l'aider à se relever, pensant naturellement qu'elle voudrait se lever, ne serait-ce que pour se dégourdir les jambes.

Soudain, elle entendit des pas. Des pas? Dans une rue aussi sombre?
[Créa: Si Ashley veut s'incruster, elle peut! ^^]

Par réflexe, Requiem utilisa son autre main pour mettre sa capuche sur la tête, puis elle dit, tout bas:

Personne ne doit savoir.

Et elle alla se cacher dans l'ombre, entre des caisses qui traînaient là, observant simplement ce qui allait se passer.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: Prise sur le fait   Aujourd'hui à 13:13

Revenir en haut Aller en bas
 

Prise sur le fait

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Prise sur le fait [Ana & Sasha]
» Prise sur le fait ft. Mona
» Prise sur le fait ou presque ? Clay
» QUE FAIT L'ETAT?
» Un peu de solitude ne fait de mal à personnes [ Dag Larson]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Partie RPG :: Le monde de Pandora Hearts :: Rèveil :: Le marché-